Garder, sous-louer ou rendre. Le choix se tranche rarement sur des principes et presque toujours sur un chiffre : ce que coûtent trois mois de loyer que vous ne dormez pas sur place, face à ce que coûte une rentrée lyonnaise cherchée en août.
Mis à jour le . Prix relevés le 6 octobre 2026 sur les fiches officielles des exploitants. Notre méthode.
Garder, c'est payer juillet, août et septembre pour un logement où vous ne serez pas. Sur le parc suivi, la facture va de 1 662 € à 1 941 €.
| Résidence | Loyer/mois | Trois mois | Reste à charge si sous-loué |
|---|---|---|---|
| Carré Zola | 554 € | 1 662 € | 665 € |
| Study West | 565 € | 1 695 € | 678 € |
| Univers 9 | 569 € | 1 707 € | 683 € |
| Cap Avenir | 589 € | 1 767 € | 707 € |
| Victorian Park | 592 € | 1 776 € | 710 € |
| Carré Saône | 619 € | 1 857 € | 743 € |
| Carré West | 626 € | 1 878 € | 751 € |
| Le Up | 647 € | 1 941 € | 776 € |
Ce n'est pas une dépense absurde pour autant. Elle achète trois choses que la rentrée lyonnaise rend chères :
La vraie question n'est donc pas « est-ce que je paie pour rien », mais « est-ce que ces trois mois coûtent plus ou moins qu'une recherche de rentrée ». À Lyon, l'écart est plus serré qu'on ne le croit. Ce qui reste réellement disponible en août donne la mesure.
La sous-location est légale, mais l'article 8 de la loi du 6 juillet 1989 l'enferme dans trois conditions cumulatives. Les manquer ne vous expose pas à un simple rappel à l'ordre : votre bail et celui du sous-locataire peuvent être résiliés, et des dommages et intérêts réclamés.
Un quatrième point, souvent oublié : la sous-location ne peut pas durer au-delà de votre propre bail. Elle s'achève au plus tard le même jour.
Dans une résidence avec services, la réponse est généralement non. Les exploitants gèrent eux-mêmes la location estivale de leurs logements vacants et n'ont aucun intérêt à vous laisser la faire. Avant de bâtir un plan sur la sous-location, posez la question par écrit au gestionnaire : les 8 résidences du parc en ont un sur place. Vous aurez une réponse en quelques jours, et elle vaudra preuve.
La colonne « reste à charge » du tableau ci-dessus suppose une sous-location couvrant 60 % de la période, hypothèse raisonnable à Lyon où la demande estivale existe (stages, festivals, congrès) mais ne remplit pas trois mois pleins.
Rendre suppose d'enclencher le préavis à temps. En meublé, il est d'un mois ; à Lyon et Villeurbanne, classées en zone tendue, il est aussi d'un mois en logement vide à condition que la lettre invoque ce motif.
Le détail de ces règles figure dans nos droits du locataire à Lyon, et le générateur de lettre de préavis produit le courrier avec la mention de zone tendue.
Les trois options ci-dessus réparent un problème qui pouvait être évité à la signature. Trois formules existent, et le choix se fait en septembre, pas en juin.
Si vous savez dès septembre que vous partez en stage ou à l'étranger au printemps, le bail mobilité règle le problème avant qu'il ne se pose, et vous économise le dépôt de garantie. Notre page alternance détaille les cas d'éligibilité.
Entre 1 662 € et 1 941 € pour trois mois (juillet, août, septembre) selon la résidence, sur le parc suivi. À comparer au coût d'une recherche de rentrée : nouveau dépôt de garantie, nouveau dossier, et un marché lyonnais très tendu en août.
Seulement avec l'accord écrit du bailleur, son accord écrit sur le prix, et à condition que le prix au m² n'excède pas celui que vous payez (article 8 de la loi du 6 juillet 1989). Sans ces conditions, votre bail et celui du sous-locataire peuvent être résiliés.
Rarement. Les exploitants louent eux-mêmes leurs logements vacants pendant l'été. Posez la question par écrit au gestionnaire sur place avant de construire un plan dessus : la réponse vaudra preuve.
Le bail étudiant meublé de 9 mois s'arrête seul sans préavis. Le bail mobilité (1 à 10 mois, loi ELAN) va plus loin : il n'autorise aucun dépôt de garantie, contre deux mois en meublé classique.